Enfouir son talent

Vocation

Le piège silencieux de la fausse humilité chrétienne


Une scène, un soir d’octobre, à Belleville

Il y a quelques mois, dans mon studio de la rue de Tourtille, j’ai reçu une jeune femme pour un entretien. Pianiste, formée au CNSMD de Lyon, dix ans de répétitions par jour, un répertoire qui tient debout, une voix douce et un regard franc. Elle voulait que je lui fasse un portrait au collodion humide. Elle me disait avoir besoin d’« une image qui dirait quelque chose ».

Pendant l’entretien, je lui ai posé la question que je pose à toutes celles qui passent ici : et la suite ? Elle a regardé ses pieds. Elle m’a dit qu’elle pensait arrêter le piano. « C’est vain », a-t-elle ajouté. « Tellement de gens n’ont pas à manger, et moi je joue Bach. À quoi bon ? »

Elle ne pleurait pas. Elle disait cela très simplement, avec cette douceur qu’on prend parfois pour de l’humilité chrétienne. « Je crois que je devrais me rendre utile. »

J’ai posé la plaque. J’ai préparé un café. Et nous avons parlé deux heures. Parce que ce que je voyais devant moi, ce n’était pas de l’humilité. C’était autre chose. Quelque chose qui ressemble à de l’humilité, qui se déguise en humilité, mais qui — j’en suis convaincue — est exactement le contraire.

C’est de cela que j’ai envie de parler aujourd’hui, et c’est ce qui me semble être le sujet le plus urgent que ce site, art-et-foi.fr, puisse aborder à son commencement.

Le mensonge du troisième serviteur

L’image vient de la parabole des talents (Matthieu 25, 14-30), un texte que beaucoup de chrétiens connaissent sans vraiment l’avoir lu. Un homme part en voyage. Il confie à trois de ses serviteurs des sommes considérables — un talent représentait à l’époque environ vingt années de salaire d’un ouvrier. À l’un cinq talents, à l’autre deux, au troisième un seul. Les deux premiers font fructifier ; le troisième enterre sa part.

Au retour du maître, les deux premiers reçoivent l’éloge : « Bien, serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton maître. » Le troisième, lui, est congédié. Mais ce qui m’intéresse, c’est ce qu’il dit avant son renvoi.

Le serviteur explique alors son geste — et ce sont ses mots qui m’arrêtent à chaque relecture. Il dit, en substance, qu’il avait peur ; et que sa peur venait, selon lui, du caractère implacable du maître. Lisons cela lentement.

Le serviteur ne dit pas qu’il était paresseux. Il ne dit pas qu’il a préféré faire autre chose. Il dit deux choses qui sont fausses — et pour Jésus, ces fausses paroles sont plus graves que la perte du talent.

Première fausseté : « tu es un homme dur ». Le maître, dans la parabole, n’est pas dur. Il vient de lui confier l’équivalent de vingt années de revenus, en lui faisant confiance sans condition, sans intérêt à payer, sans cahier des charges. Le serviteur invente un maître méchant pour se donner une raison de ne rien faire. Il diffame celui qui l’a comblé.

Deuxième fausseté : « j’ai eu peur ». Avoir peur n’est pas un crime. Mais sa peur est un alibi. Elle ne vient pas du don qu’il a reçu — elle vient d’une image fausse qu’il s’est fabriquée du donateur.

Et c’est là, à mon sens, que la parabole devient théologiquement explosive : Jésus condamne quelque chose qui ressemble à de l’humilité. Le troisième serviteur, en surface, dit : « je ne suis pas comme les autres, je ne suis pas un risqueur, je n’ai pas la grandeur d’âme nécessaire ». En profondeur, il dit : « mon Dieu n’est pas généreux, donc je n’ai pas à être généreux. »

L’enfouissement du talent n’est pas humble. C’est le symptôme d’une foi déformée.

Un diagnostic français

Tout cela ne serait qu’une lecture spirituelle classique si nous, en France, en 2026, n’étions exactement dans la situation du troisième serviteur. Et c’est ici que je veux citer Thomas Costrel, rédacteur en chef de PRIXM (le média soutenu par le Collège des Bernardins et l’École biblique de Jérusalem), qui faisait à la conférence Santos en 2025 un constat aussi tranchant que juste : l’Église catholique française tarde à honorer ses talents contemporains. Elle ne les voit pas. Elle ne les nomme pas. Elle ne les invite pas. Et donc, mécaniquement, elle ne les fait pas exister dans l’espace public.

Costrel n’est pas seul. Aude de Kerros, que j’ai souvent lue, dit la même chose autrement : la France a pensé pendant deux siècles que la sécularisation suffirait à désengager l’Église des arts, et que c’était bien. Conséquence : nous avons un système muséal exceptionnel, des institutions catholiques solides, mais quasiment plus de pont entre les deux. Les artistes chrétiens vivants n’ont presque pas d’écosystème. Pas de prix dédié. Quelques galeries seulement (Saint-Séverin, Saint-Eustache, Bernardins). Une revue ici, un festival là, mais rien qui ressemble à ce que les anglo-saxons ont mis en place depuis cinquante ans : Image Journal et la Glen Workshop à Santa Fe, la fondation IAM de Makoto Fujimura à New York, Christians in the Visual Arts (CIVA, qui a tenu de 1979 à 2023), des chaires universitaires consacrées à theology and the arts à Yale, à Duke, à St. Andrews.

Pourquoi cette différence ? Plusieurs raisons. Mais l’une d’elles, c’est précisément le piège dont je veux parler — et qui touche aussi bien les artistes que les fidèles.

En France, dans un certain catholicisme, briller est suspect. Se montrer, c’est de l’orgueil. Réussir, c’est probablement avoir trahi quelque chose. Faire carrière, c’est mondain. On se méfie de l’éclat, du visible, de la confiance en soi. Et tout cela porte un nom de vertu : on appelle cela l’humilité.

Or ce n’est pas l’humilité. C’est, au sens technique du mot, sa contrefaçon.

La pusillanimité, ce nom oublié

Saint Thomas d’Aquin, dans la Somme théologique (II-II, q. 129 et q. 133), a consacré plusieurs questions à un vice dont nous avons perdu le nom : la pusillanimité. Pusilla en latin signifie petite ; anima, l’âme. La pusillanimité, c’est la petitesse d’âme, le refus de l’accomplissement, la fuite devant ce que l’on est capable d’entreprendre. Et — voici le point capital — elle n’est pas l’humilité. Elle est même son contraire.

L’humilité, pour Thomas, c’est la vérité : la juste reconnaissance de ce que je suis, ni plus, ni moins. Or la juste reconnaissance suppose deux mouvements : reconnaître ce qui me limite (les vraies limites de ma nature) et reconnaître ce que j’ai reçu (les dons que Dieu m’a donnés). Refuser le second mouvement n’est pas plus humble que refuser le premier. C’est même symétriquement faux.

À l’opposé de la pusillanimité, Thomas place la magnanimité (magna anima, grande âme) : la vertu qui tend vers les grandes choses. Pour lui, la magnanimité n’est pas l’orgueil. L’orgueil tend vers les grandes choses pour se glorifier soi-même ; la magnanimité tend vers les grandes choses pour servir quelque chose de plus grand que soi. La distinction est fine, mais elle est tout.

Une chrétienne du XXIe siècle, devant son atelier, devant sa toile vierge, devant son piano fermé, doit faire ce double travail : reconnaître honnêtement ses limites (l’humilité) et reconnaître honnêtement les talents qu’elle a reçus (la magnanimité). Ces deux vertus, loin de s’opposer, se requièrent l’une l’autre.

Voici la formule d’Aquin que je médite depuis des années : la magnanimité, écrit-il, permet à l’homme « de voir sa dignité en considérant les dons qu’il tient de Dieu » — la grandeur que nous avons en nous est, d’abord, une grandeur reçue, et la reconnaître n’est pas un orgueil mais une justice.

Refuser de voir ces dons, c’est refuser de voir Dieu donateur. Et là, on comprend la sévérité de la parabole : l’enfouissement du talent n’est pas un péché contre soi. C’est un péché contre celui qui a donné le talent.

Catherine de Sienne, pour de vrai

Il y a une phrase qui circule beaucoup, attribuée à sainte Catherine de Sienne, et qu’on trouve sur des cartes postales dans toutes les sacristies : « Sois ce que tu dois être, et tu mettras le feu au monde entier. »

Sauf qu’elle n’a jamais écrit cela.

Le texte original, dans une lettre adressée en décembre 1379 à un certain Stefano di Corrado Maconi (un jeune Siennois qui hésitait à s’engager), dit en italien :

« Se sarete quelle che dovete essere, metterete fuoco in tutta Italia, non tanto costì. »

« Si vous êtes ce que vous devez être, vous mettrez le feu dans toute l’Italie, et pas seulement là où vous êtes. »

L’extension du « monde entier » est une paraphrase, popularisée notamment par Jean-Paul II à la clôture des JMJ de Rome en 2000. Cette paraphrase est belle. Mais l’original l’est davantage encore — parce qu’il est plus précis. Catherine ne promet pas de mettre le feu au monde entier ; elle promet de mettre le feu dans son lieu, dans sa province, dans son réseau, dans sa propre Italie. Elle ne demande pas à Stefano de devenir un saint internationalement reconnu. Elle lui demande de devenir lui-même, là où il est, à Sienne, avec son tempérament, ses dons, ses limites — et de cesser de tergiverser.

C’est exactement ce que je voudrais dire à la pianiste qui pensait arrêter Bach pour devenir « utile ». Que devenir ce que Dieu te demande d’être, là où tu es, c’est cela que la sainteté demande. Et que ne pas le faire n’est pas humble : c’est tiède. Et la tiédeur, pour rester dans le langage évangélique, fait vomir (Apocalypse 3, 16).

Catherine de Sienne le savait. Quelques mois plus tôt, elle écrivait à un autre correspondant que le silence est ce qui pourrit le monde, et qu’il faut crier la vérité — disait-elle — « avec mille langues ». On a assez d’exhortations à se taire.

Le silence des artistes chrétiens contemporains, en France, en 2026 — silence qu’on prend souvent pour un signe de discrétion ou de profondeur — n’est ni discret ni profond. Il est mortifère. Il prive le monde d’épiphanies dont il a besoin.

Petit catéchisme à l’usage des artistes

Comment distinguer, concrètement, la vraie humilité de sa contrefaçon ? Voici le partage que je tire de cette méditation, et qui peut servir de boussole quand on hésite.

VRAIE HUMILITÉ FAUSSE HUMILITÉ (pusillanimité)
Reconnaît honnêtement les dons reçus. Refuse de voir les dons, ou prétend ne pas les voir.
Permet de servir avec ce que l’on a. Refuse de servir, par peur ou par lâcheté.
« Mes dons viennent de Dieu, donc je les rends utiles aux autres. » « Je ne suis pas digne, donc je n’agis pas. »
Acceptation de la vérité (Aquin : humilitas est veritas). Mensonge sur Dieu — qui devient « un homme dur » qu’on n’ose pas servir.
Coopère avec la magnanimité, sa sœur. Cousine de la lâcheté et de la tiédeur.
« Je ne mérite pas, et pourtant je sers. » « Je ne mérite pas, donc je me retire. »
Conduit à la joie de l’œuvre faite. Conduit à l’amertume du talent enfoui.

Pour les collectionneurs, et pour tous ceux qui regardent

Jusqu’ici j’ai parlé aux artistes. Je voudrais maintenant me retourner vers ceux qui les regardent. Car la parabole des talents, relisez-la, n’a pas seulement trois personnages : il y a aussi le maître. Et ce maître, dans le récit que Jésus fait de la fin des temps, c’est nous.

Plus précisément : c’est nous, communauté chrétienne, c’est nous, lecteurs, c’est nous, collectionneurs, c’est nous, fidèles d’une paroisse qui pourrait passer commande à un peintre vivant et qui ne le fait jamais. C’est nous qui distribuons — ou ne distribuons pas — ce qui rend possible l’éclosion d’un talent : la commande, l’achat, la diffusion, la critique, l’amitié professionnelle.

Le scandale du troisième serviteur n’est pas seulement individuel. Il y a aussi un scandale collectif : celui d’une communauté qui ne sait pas reconnaître les serviteurs à qui elle a donné cinq talents, et qui les confond avec ceux à qui elle a donné un. Une communauté qui demande à tous la même petite production timide, le même travail discret, la même peinture sage et pieuse de salle paroissiale. Une communauté qui, en exigeant de tous une humilité de surface, encourage en réalité la pusillanimité de chacun.

J’ai en tête, en disant cela, un constat très concret : la quasi-absence de soutien systémique aux artistes catholiques contemporains en France, là où nos amis protestants (Fondation Bersier, projet Christ in Art à Strasbourg autour de Jérôme Cottin) et nos amis anglo-saxons sont infiniment plus actifs. Cette absence n’est pas une fatalité. C’est un choix collectif, qu’il faut nommer et qu’il faut réparer.

Si vous lisez ce site, vous êtes — au moins potentiellement — l’un de ces maîtres qui distribuent. Vous avez du temps, peut-être un peu d’argent, certainement un regard, et toujours une voix. Achetez. Citez. Invitez. Recommandez. Faites circuler. Posez la question, dans votre paroisse, dans votre diocèse, dans votre association : qui sont nos artistes, et comment les soutenons-nous ? La réponse, le plus souvent, sera : on ne sait pas. Cette ignorance est un enfouissement de talent collectif.

Ce que cela change, dans mon atelier

Je travaille depuis bientôt quinze ans la photographie au collodion humide, un procédé du XIXᵉ siècle qui exige une chimie complète, une lenteur, un engagement physique, et une certaine forme d’audace. Quand on enseigne ce procédé — j’en forme des photographes professionnels au Studio Ambrotype, à Paris — on s’aperçoit vite d’une chose : les élèves doués ont peur de leur don.

Quand je vois sortir d’un fixateur une plaque exceptionnelle, faite par un stagiaire qui découvre le procédé en deux jours, j’ai souvent à dire au stagiaire : non, ce n’est pas un coup de chance. C’est ton œil. C’est ton geste. C’est ce que tu as reçu et qui demande maintenant à être travaillé. Et je vois, à chaque fois, le mouvement de recul. « Oh, vous savez, ce n’était pas exprès… »

Ce mouvement de recul, je l’ai longtemps eu moi-même. C’est en partie pour cela que j’ai mis tant de temps à oser exposer la série Anastasis (Galerie UPP, Paris, 2025), une série qui interroge la résurrection à travers le moment où l’image apparaît, dans le bain de fixateur, alors qu’elle n’était pas là un instant plus tôt. Pendant des années, j’ai pensé que ce sujet était trop grand pour moi. Que d’autres, plus théologiennes, plus titrées, plus dignes, le traiteraient mieux. Pendant des années, j’ai enfoui mon talent en l’enrobant d’une fausse humilité.

Ce que la rédaction de mon livre Créés pour Créer (à paraître en juin 2026) m’a fait comprendre, en travaillant Tolkien, Jean-Paul II et ma propre pratique, c’est précisément ceci : aucun de nous n’est plus digne qu’un autre. Aucun de nous n’est plus capable qu’un autre. Mais chacun de nous a reçu quelque chose, et ce quelque chose ne nous appartient pas. Il appartient à celui qui regarde, à celui qui écoute, à celui qui a besoin d’une épiphanie pour aujourd’hui.

La lettre que Jean-Paul II nous a tous adressée

En 1999, Jean-Paul II — lui-même poète et homme de théâtre dans sa jeunesse — a écrit aux artistes du monde entier une lettre dont chaque artiste chrétien francophone devrait avoir une copie sous la main. Au paragraphe 3, il invoque exactement la parabole de Matthieu 25 et fait peser sur l’artiste un mot que l’on n’attend pas :

« le devoir de ne pas gaspiller ce talent »

Jean-Paul II, Lettre aux artistes, 4 avril 1999, §3

Le pape ajoute aussitôt que ce talent doit être développé pour le mettre au service du prochain et de toute l’humanité. Ce n’est pas un encouragement pieux : il s’agit, pour lui, d’un devoir.

La pianiste qui hésite à jouer Bach parce qu’il y a des affamés sur terre se trompe doublement : elle se trompe sur ce que Dieu lui demande, et elle se trompe sur ce dont les affamés ont besoin. Les affamés ont besoin de pain, oui ; et ils ont aussi besoin de Bach. Ils ont besoin que quelqu’un, quelque part, sache encore que la beauté existe, et la leur rappelle quand ils l’ont oubliée.

L’artiste chrétien qui enfouit son talent — par fausse humilité, par peur, par tiédeur, par lâcheté ou simplement parce que personne ne lui a jamais dit qu’il avait le droit de croire à ses dons — vole quelque chose. Non pas à lui-même. Au monde. Et au Dieu qui l’a créé pour précisément cela.

Sortir de l’enfouissement n’est pas seulement une démarche personnelle. C’est, à l’échelle de notre Église française, une nécessité collective. Et c’est très exactement le pari que je fais en ouvrant ce site : qu’il y a, dispersés, beaucoup d’artistes chrétiens qui ont besoin qu’on leur dise, simplement, ce que je dis aujourd’hui à la pianiste de Belleville.

Tu n’as pas reçu ce don pour le perdre.

Tu l’as reçu pour le servir.

Lève-toi. Joue.

— Mélanie-Jane Frey

Studio Ambrotype, Belleville · art-et-foi.fr

Sources et références

• Évangile selon saint Matthieu, chapitre 25, versets 14 à 30 (parabole des talents).

• Thomas d’Aquin, Somme théologique, II-II, q. 129 (la magnanimité), q. 133 (la pusillanimité). Édition de référence : Cerf, traduction A.-M. Roguet o.p.

• Catherine de Sienne, Lettre 368 à Stefano di Corrado Maconi, décembre 1379. Le texte italien original est : « Se sarete quelle che dovete essere, metterete fuoco in tutta Italia, non tanto costì. »

• Jean-Paul II, Lettre aux artistes, 4 avril 1999, §3, citant explicitement Mt 25, 14-30. Texte intégral disponible sur vatican.va.

• Augustin d’Hippone, principe humilitas est veritas (« l’humilité est vérité »), repris par Thomas d’Aquin.

• Aude de Kerros, L’Art caché ; L’Imposture de l’art contemporain, plusieurs éditions.

• Thomas Costrel de Corainville, rédacteur en chef de PRIXM (Collège des Bernardins / École biblique de Jérusalem). Diagnostic exposé à la conférence Santos 2025.

• Sur l’écosystème art-et-foi anglo-saxon : Image Journal (Santa Fe), International Arts Movement / IAM (Makoto Fujimura, New York), Christians in the Visual Arts (CIVA, 1979-2023).

• Mélanie-Jane Frey, série Anastasis, exposition solo Galerie UPP, Paris, 2025. Voir melaniejanefrey.com.

• Mélanie-Jane Frey, Créés pour Créer (à paraître, juin 2026).

Cet article prolonge une idée développée dans Créés pour créer.

Découvrir le livre ✳


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