Pourquoi le monde est-il devenu si moche ?

Société

Une lecture chrétienne de la laideur urbaine


Une scène à laquelle on s’habitue

L’autre jour, je rentrais en RER d’un repérage photographique vers une banlieue nord. Train de fin d’après-midi, le wagon était calme. Je regardais machinalement par la fenêtre. Puis j’ai été frappée — non pas par un détail, mais par la durée. Pendant trente minutes, depuis le moment où on a quitté la zone des immeubles haussmanniens jusqu’à l’arrivée, je n’ai vu, en bordure de rails, presque rien d’autre que des barres de logements, des hangars logistiques aveugles, des murs anti-bruit, des voies rapides en surplomb, des friches en attente, et de loin en loin, un centre commercial. Trente minutes.

Ce qui m’a frappée, ce n’est pas que c’était laid — j’ai grandi en région parisienne, je connais. C’est que ça ne s’arrêtait jamais. Que ce soit le paysage par défaut de millions d’enfants, de millions de retraités, de millions de mères qui poussent leur poussette, et que personne, dans le wagon, ne le commente. Comme si on avait collectivement accepté que c’était le décor de la vie ordinaire en France au XXIe siècle.

Je suis descendue, j’ai fait mon repérage, je suis rentrée. Et le soir, j’ai voulu écrire ce qu’il fallait écrire : ce que personne ne dit clairement, parce que c’est gênant, parce que ça paraît esthète, parce que ça ressemble à du mépris social. Mais qui doit être dit, et qui peut l’être autrement — avec sérieux, avec compassion, et avec les mots du christianisme.

Voici ma thèse, formulée nette d’entrée. La laideur de notre environnement bâti — cet environnement que nous avons construit massivement depuis 1955 et que nous continuons de subir — n’est ni neutre, ni accidentelle, ni de second ordre. Elle est une violence faite à la dignité humaine. Et cette violence frappe, par construction, ceux qui ont déjà le moins. Le pauvre paie deux fois : il est pauvre, et il habite la laideur.

Le diagnostic qu’on n’ose plus poser

Pourquoi est-ce difficile à dire ? Parce que toute critique de la laideur des banlieues françaises est immédiatement soupçonnée d’être une critique des habitants des banlieues françaises. Ou de venir d’un esthète parisien qui n’y a jamais mis les pieds. Ou de relayer un discours réactionnaire « c’était mieux avant ». Trois soupçons qui ferment la conversation avant qu’elle ne commence.

Il faut donc poser quelques distinctions claires. La laideur des grands ensembles n’est pas la responsabilité de leurs habitants — qui n’ont rien choisi de cette architecture, et qui souvent l’aménagent avec une dignité touchante. Cette laideur n’est pas non plus une question de goût personnel. Et elle ne dit pas « c’était mieux avant » — elle dit que pendant trois décennies, entre 1955 et 1985, la France a fait un choix architectural et urbanistique massif, sans précédent dans l’histoire de l’habitat occidental, qui consistait à reloger ses pauvres dans des conditions matérielles décentes mais dans des formes urbaines inédites et — il faut le reconnaître — durablement insoutenables pour la dignité de qui les habite.

Cette critique n’est pas neuve. Elle a été formulée dès les premières livraisons. Et c’est ici que l’histoire devient utile.

Petite généalogie d’une laideur d’État

L’expression « cages à lapins » a une date de naissance précise. Elle apparaît dans la presse française le 4 juin 1959, dans un article de l’hebdomadaire France-Observateur intitulé « Cités-jardins ou cages à lapins ». Quatre ans après le démarrage du chantier de Sarcelles. Avant même que les premières barres soient livrées partout. Le diagnostic est immédiat, et il est public.

Quelques années plus tard, un habitant des Sarcelles forge à la radio (Europe 1, vers 1963) le mot « sarcellite » — la maladie des grands ensembles, ce mal-être indéfinissable qui frappe ceux qui y vivent et qui ne tient ni à la précarité matérielle ni à la pauvreté, puisque les logements eux-mêmes sont neufs, ensoleillés, équipés de salles de bains modernes. France-Soir, en 1963 puis 1964, fait des séries d’articles sur cette « sarcellite ». Le sujet est dans les conversations françaises depuis le début. On savait.

Comment en est-on arrivé là ? L’origine intellectuelle est plus ancienne encore. En 1923, l’architecte suisse Charles-Édouard Jeanneret, qui se fait appeler Le Corbusier, publie Vers une architecture, où il forge la formule la plus dévastatrice du XXe siècle pour penser l’habitat humain : la maison est, écrit-il, « une machine à habiter ». Quatre mots qui résument toute une philosophie. Le logement n’est plus un foyer, un lieu d’accueil, un seuil entre l’intime et le commun ; c’est un dispositif fonctionnel, optimisable, calculable, reproductible à l’infini.

Cette intuition modernes va se cristalliser dans la France d’après-guerre. En 1945, le pays a perdu 400 000 logements détruits par les bombardements et 1 500 000 endommagés. Il faut reloger les Français vite, et beaucoup. Le plan d’urgence et la Société centrale immobilière de la Caisse des Dépôts (SCIC), créée en 1954, choisissent une voie radicale : on va construire en série, à la chaîne, sur des terrains agricoles bon marché à la périphérie des grandes villes, des ensembles de plusieurs milliers de logements identiques. Sarcelles, le plus emblématique, démarre en 1955 ; il atteindra à terme 12 368 logements pour 38 000 habitants. La cité de la Muette à Drancy, construite dans les années 1930, avait servi de prototype.

Le journaliste Xavier de Jarcy, dans son livre Les Abandonnés (Albin Michel, 2019), a passé trois ans à éplucher 17 000 pages d’archives. Sa conclusion est sans appel : la France est, parmi les pays capitalistes occidentaux, le seul à avoir choisi massivement les barres et les tours pour résoudre la crise du logement. Le Royaume-Uni, les Pays-Bas, les pays scandinaves ont fait, à côté de quelques rares grands ensembles, des cités-jardins, des immeubles bas, des maisons individuelles isolées ou en bandes. C’est un fait. La laideur française des banlieues n’est pas une fatalité européenne. C’est un choix politique français, fait dans les années 1950-1960, dont nous payons encore le prix.

Le pire est que, dès la première décennie, ce choix a montré ses effets — triple ségrégation diagnostiquée par Jarcy : géographique (terrains éloignés des centres), sociale (réservés aux plus pauvres pendant que la classe moyenne accédait au pavillon), et démographique (attribués aux familles avec enfants, dont la moitié des habitants seront des mineurs sans école — la ville de Paris ayant par exemple refusé de financer les écoles de la cité des 4 000 à La Courneuve, alors qu’elle en était maîtresse d’ouvrage).

Le verset oublié de Laudato Si’

Tout cela serait simplement triste si la pensée chrétienne n’avait pas, ces dernières décennies, posé les outils théologiques exacts pour comprendre ce qui se joue. C’est l’apport décisif du pape François dans son encyclique Laudato Si’ (2015), un texte que tout le monde a retenu pour son écologie naturelle et que personne ou presque n’a relu pour ses paragraphes 44 et 45 — qui sont, à mon sens, parmi les plus importants jamais écrits par un pape sur la ville moderne.

Au paragraphe 44, le pape avance une thèse anthropologique précise. L’être humain, dit-il en substance, n’est pas configuré pour habiter une pure surface minérale et industrielle. Quand on lui impose un environnement où le ciment, l’asphalte, le verre et les métaux ont remplacé tout contact avec le vivant, on attaque non seulement son confort, mais ce qu’il est comme créature corporelle. Il a besoin du sol, du ciel, du végétal, du temps qui passe — comme il a besoin d’air pour respirer. Cette intuition n’est pas une plainte écologique au sens vague. C’est une thèse sur la structure de l’homme. Lui imposer une habitation qui supprime ces contacts élémentaires, c’est lui faire violence physiquement, et probablement spirituellement.

Et puis vient le paragraphe 45 — qui pour moi est le cœur de l’encyclique sur ce sujet. François y constate, sans agressivité mais sans complaisance, ce que tout le monde voit et que personne n’ose dire dans ces termes : la ville belle, les espaces verts, les parcs, les façades soignées se concentrent dans certaines zones, et beaucoup moins, écrit-il en propres termes, « où vivent les marginalisés de la société ».

Lisez bien. Le pape n’écrit pas que les pauvres ont moins d’argent — c’est connu. Il écrit que la beauté de la ville leur est, comme système, refusée. Les espaces verts, les rues larges, les façades soignées sont concentrés là où vivent ceux qui ont les moyens d’y habiter, et les zones où l’on a parqué les autres sont, par construction, privées de cette beauté. C’est un scandale en soi, pas seulement un effet collatéral. C’est un partage inégalitaire de ce que l’Église considère comme un bien commun de l’humanité : la beauté du lieu où l’on vit.

Pourquoi c’est plus grave qu’on ne croit

Ici il faut faire un pas théologique, parce que sinon tout cela reste de la sociologie ou de l’esthétique de gauche. La doctrine chrétienne enseigne quelque chose de précis sur la dignité humaine : tout être humain, sans exception, est créé à l’image de Dieu — imago Dei (Genèse 1, 26-27). Cela ne dépend pas de son revenu, de son éducation, de sa nationalité, ni de son code postal. Le pauvre du quartier nord de Marseille porte exactement la même image divine que le bourgeois du septième arrondissement parisien.

Or si je crois cela vraiment — et c’est, pour un chrétien, non négociable —, alors la conclusion est immédiate : l’environnement matériel dans lequel vit cette image de Dieu doit, à sa modeste mesure, en porter le reflet. Quand on construit pour des hommes, on construit pour des images de Dieu. Quand on construit laidement pour les uns et beau pour les autres, on dit, en pierre et en béton, que les uns valent moins que les autres. La hiérarchie sociale s’inscrit dans l’urbanisme, et l’urbanisme à son tour confirme et perpétue la hiérarchie sociale.

C’est exactement ce que Jean-Paul II avait commencé à formuler au paragraphe 38 de Centesimus Annus (1991), en introduisant la notion d’écologie humaine — appelée à devenir l’une des intuitions matrices de la doctrine sociale catholique contemporaine. L’écologie humaine, c’est l’idée que l’être humain doit être étudié dans son rapport à son milieu — non seulement le milieu naturel, mais aussi le milieu construit, l’environnement bâti, l’habitat. Et que ce milieu doit respecter la « structure naturelle et morale » de l’homme. Quand on construit ne respecte pas cette structure, on dégrade non seulement l’environnement, mais aussi l’homme qui l’habite.

Cette intuition de Jean-Paul II, reprise par Benoît XVI puis amplifiée par François dans Laudato Si’, a une conséquence pratique cruciale : on ne peut pas séparer la dignité humaine de la dignité du lieu. Refuser à un être humain l’accès à un environnement bâti à l’échelle humaine, c’est attaquer son humanité même — pas immédiatement, pas frontalement, mais lentement, sur des décennies, génération après génération.

Voilà pourquoi, je crois, le malaise des grands ensembles n’est pas un caprice de bourgeois du centre-ville. C’est une plainte authentique, qu’il faut entendre. Et qu’il faut nommer.

Les quatre violences invisibles

Si on regarde de près ce qu’un grand ensemble fait, concrètement et silencieusement, à celui qui l’habite, on peut identifier quatre formes de violence. Aucune n’est visible à l’œil. Aucune n’est immédiate. Mais cumulées, sur des années, elles agissent.

Détaillons. La densité brutale d’abord — les logements minuscules, les plafonds bas, le bruit des voisins du dessus, le bruit des voisins du dessous, le bruit dans le couloir. Pas d’espace pour s’isoler, pas d’espace pour se retirer dans le silence, pas d’espace pour s’asseoir et penser. Or l’âme humaine a besoin de retrait. Le christianisme a toujours su cela — c’est tout le sens du désert dans la Bible, du monastère dans la tradition, du silence dans la vie spirituelle. Une architecture qui supprime structurellement la possibilité du retrait attaque structurellement la vie intérieure.

L’anonymat ensuite. Vingt entrées identiques sur une barre, vingt étages identiques par entrée, vingt portes identiques par étage. Aucun repère. Aucune façade qui dit « ici, j’habite ». Aucun seuil habité. L’habitant n’est plus quelqu’un, il est un numéro dans un dispositif. Or l’identité humaine se construit aussi dans l’inscription dans un lieu reconnaissable. Quand le lieu nie cette inscription, l’identité se brouille.

La monoculture, troisième violence. Les grands ensembles sont, presque sans exception, des zones strictement résidentielles. Pas de commerces dans les rez-de-chaussée. Pas d’ateliers d’artisans. Pas d’écoles d’art. Pas d’églises, ou alors une église fonctionnelle des années 1960 réduite à sa plus pauvre expression. Pas de places où des choses se passent. Pour vivre, il faut prendre la voiture ou le bus, sortir du quartier, aller ailleurs. Le quartier n’a aucune existence en soi — c’est un dortoir.

Et enfin la déconnexion — du sol, du ciel et de la communauté. Du sol, parce qu’on habite au septième ou au quinzième étage et qu’on ne touche plus la terre, ne sent plus l’humidité, ne voit plus la pluie tomber sur quelque chose de vivant. Du ciel, parce que les barres parallèles le découpent en lambeaux et qu’on ne voit jamais l’horizon. De la communauté, parce qu’on est entouré de plusieurs centaines de personnes mais qu’on n’en connaît aucune au-delà du palier — et encore.

Aucune de ces violences ne fait saigner. Toutes, lentement, épuisent.

Critères chrétiens d’un habitat humain

Comment bâtirait-on autrement, si l’on prenait au sérieux la dignité de qui habite ? Voici, à mon sens, les six critères que le christianisme propose — non comme une utopie nostalgique, mais comme une boussole minimale pour qui veut construire en respectant l’homme.

LE CRITÈRE CE QU’IL PROTÈGE
1. L’échelle humaine Trois à six niveaux maximum, hauteur sous plafond suffisante. La possibilité physique de marcher, de voir, de se rencontrer.
2. La mixité d’usages Habitat, commerces, ateliers, écoles, lieux de culte, places. Le quartier comme tissu de la vie, pas comme dortoir.
3. La présence du symbole Une église, une fontaine, un monument, un repère qui dit que ce lieu a une mémoire et une orientation — pas seulement une fonction.
4. La singularité visible Façades qui se distinguent, ornement modeste, possibilité pour l’habitant de marquer son seuil. Ne pas être interchangeable.
5. Le contact avec le sol et le ciel Du végétal vrai, pas du décor. Un rapport à la terre, à la pluie, à la lumière naturelle. Un horizon visible quelque part.
6. La proportion juste Bâtir comme on construirait pour soi-même et pour ceux qu’on aime — pas comme on stocke. Le pauvre mérite la même attention de proportion que le riche.

Ces critères ne sont pas révolutionnaires. Ils décrivent à peu près tout ce que l’humanité a su faire pendant trois mille ans — du village antique au bourg médiéval, du quartier classique français à la ville haussmannienne. La rupture moderne n’a pas duré soixante-dix ans. Elle peut être réparée.

Une espérance discrète

On me dira que tout cela est bien beau mais que les barres sont là, que les milliers de logements existent, qu’on ne va pas les démolir, et que la France ne va pas reconstruire des bourgs médiévaux en 2026. C’est juste. Mais des signes existent que le pli est en train, doucement, de se reprendre.

D’abord, la reconstruction de Notre-Dame de Paris, achevée en décembre 2024. Le chantier a relancé une transmission de savoir-faire — charpenterie médiévale, taille de pierre, vitrail — qu’on croyait perdue. Cinq cents compagnons formés sur place. Une démonstration éclatante que la France est encore capable de bâtir avec dignité quand elle le décide. Notre-Dame est devenue un symbole : ce qu’on est capable de faire pour une cathédrale, pourquoi ne pas le faire, à plus modeste échelle, pour un quartier où vivent dix mille personnes ?

Ensuite, le retour discret mais réel de l’architecture traditionnelle dans la commande publique et privée. Les nouveaux quartiers d’écoquartiers à Versailles, à Tours, à Bordeaux — où l’on construit des immeubles de pierre à six niveaux, des façades soignées, des places à l’échelle humaine. Plusieurs municipalités, à droite comme à gauche, ont compris que l’urbanisme moderniste n’avait plus aucun soutien populaire et qu’il fallait reprendre les codes anciens, modernisés.

Enfin — et c’est ce qui m’intéresse le plus comme chrétienne — l’émergence de communautés qui réinvestissent des formes traditionnelles d’habitat partagé. Les béguinages contemporains, par exemple : ces ensembles inspirés des béguinages flamands médiévaux, organisés autour d’une cour centrale, mêlant logement, vie commune, intergénérationnel. Le béguinage Sainte-Anne à Lille, ouvert en 2017. Plusieurs autres en projet. C’est petit, c’est rare, mais c’est précisément le type d’habitat dont nous parlons.

Le rôle particulier du photographe

Pour finir, un mot personnel sur ce que je peux faire, moi, comme photographe-plasticienne. Je ne construis pas des immeubles. Je n’ai aucun pouvoir sur l’urbanisme. Mais je crois que l’art a, dans ce débat, un rôle précis et modeste : rendre visible la dignité de qui habite, même quand le lieu la nie.

Photographier au collodion humide quelqu’un qui vit aux Mureaux ou à La Courneuve, en lui donnant le temps long du procédé (quatre minutes d’exposition, attention soutenue, dignité du portrait), c’est dire à cette personne, et à toute personne qui regardera ensuite l’image : tu es image de Dieu. Le bâtiment dans lequel tu vis l’a peut-être oublié. Moi non. Je te restitue ce que la pierre n’a pas su porter.

Cette intuition, c’est exactement celle qui anime ma série Anastasis (Galerie UPP, 2025) et que j’ai voulu mettre au cœur du chapitre 5 de mon livre Créés pour Créer, à paraître en juin 2026 : l’art chrétien aujourd’hui n’a peut-être pas pour première mission de construire des cathédrales — il faudra des siècles. Sa mission immédiate est de témoigner de la dignité, là où elle est attaquée, de toute personne qu’il rencontre. C’est une tâche modeste. Mais c’est la nôtre.

Le pauvre n’est pas moins image de Dieu

que celui qui habite la beauté.

On lui doit la même attention de proportion.

— Mélanie-Jane Frey

Studio Ambrotype, Belleville · art-et-foi.fr

Sources et références

• Pape François, Lettre encyclique Laudato Si’ sur la sauvegarde de la maison commune, 24 mai 2015 — paragraphes 44-45 sur la dégradation de la qualité de vie urbaine. Texte intégral sur vatican.va.

• Saint Jean-Paul II, Lettre encyclique Centesimus Annus, 1er mai 1991 — paragraphes 38-39 sur l’écologie humaine et l’environnement bâti.

• Genèse 1, 26-27 — création de l’homme à l’image et à la ressemblance de Dieu.

• Article fondateur : « Cités-jardins ou cages à lapins », France-Observateur n°474, 4 juin 1959, pp. 12-13. Première occurrence de l’expression dans la grande presse.

• Xavier de Jarcy, Les Abandonnés. Histoire des « cités de banlieue », Albin Michel, 2019. Trois ans d’archives, 17 000 pages dépouillées.

• Annie Fourcaut (dir.), Banlieue rouge 1920-1960, Autrement, 2001.

• Le Corbusier, Vers une architecture, 1923. Pour la formule « machine à habiter », fondatrice du modernisme.

• Sur la « sarcellite » : Jean-Claude Chamboredon et Madeleine Lemaire, « Proximité spatiale et distance sociale. Les grands ensembles et leur peuplement », Revue française de sociologie, 1970.

• Sur les béguinages contemporains : Béguinage Sainte-Anne, Lille (2017), et travaux du Collège des Bernardins sur l’écologie intégrale appliquée à l’urbanisme.

• Mélanie-Jane Frey, série Anastasis, exposition solo Galerie UPP, Paris, 2025. melaniejanefrey.com.

• Mélanie-Jane Frey, Créés pour Créer (à paraître, juin 2026), notamment chapitre 5 sur l’art chrétien comme témoin de la dignité.

• Voir aussi sur ce site : « Non, la beauté n’est pas une opinion » ; « Le beau n’est pas un maquillage » ; « L’art ne nous élève pas toujours vers Dieu ».

Cet article prolonge une idée développée dans Créés pour créer.

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